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Singapour comme si vous y étiez!

Jeudi 13 juillet 2006
Boeing 747-400, London

Mercredi 13 juillet 2006

Jour du grand départ. Il a fallu rassembler en seulement 20kg de bagages toutes les affaires nécessaires pour passer plusieurs mois à plusieurs milliers de km de chez nous. Inutile de dire qu'il faut pour cela aller à l'essentiel : le plus gros sera acheté sur place. Etant donné que nous nous envolons pour Singapour avec la compagnie anglaise British Airways, nous avons dans un premier temps 1h15 de trajet en Airbus A319 pour gagner l'aéroport d'Heathrow à Londres où nous avons une escale d'un peu plus de 3h. C'est ensuite un imposant Boeing 747 qui nous conduit à Singapour : 13h de vols !

Trolley contest in BAA airport, London

L'enregistrement des bagages est pour nous la première occasion de bredouiller quelques mots en anglais afin de demander une place dans l'avion pas trop contraignante pour Serge. L'hôtesse ne peut rien faire pour le premier vol mais un arrangement devrait être possible pour le second. Après le mini interrogatoire de la douane (très aimables ces douaniers...), nous avons bien entendu droit à une fouille très approfondie de nos bagages à main (il faut même ouvrir les odinateurs portables). Ensuite, l'heure de vol passe extrêmement rapidement, mais assez longtemps pour se rendre compte qu'on est très mal installés et pour avoir un avant goût de la très subtile (autrement dit très mauvaise) nourriture anglaise ! Le pseudo-sandwich nous reste sur l'estomac et nous laisse imaginer le pire pour les prochains repas...

Trolley attitude, London

Après une longue attente à la douane londonienne, nous voici dans l'immense et très élégant aéroport anglais avec devant nous plusieurs heures à tuer. Cet aéroport est assez impressionnant, et pour dire vrai, il ne ressemble en rien à un aéroport mais plutôt à une immense galerie commerciale avec d'innombrables magasins et même restaurants très chics où il faut avoir le nez fin pour trouver les écrans affichant les vols et les portes d'embarquement. Rien à voir avec notre bon vieux Charles de Gaulle : Heathrow est bien plus moderne et surtout bien plus agréable. Finalement, ces trois heures d'escale passent assez vite.

On garde le rythme, somewher in the sky

Au moment de l'embarquement, le personnel de la compagnie semble avoir trouvé une solution pour nous donner des places arrangeantes, tout cela avec une amabilité dont ferait bien de s'inspirer leurs collègues français ! Mais ce changement de places donne lieu à une petite confusion une fois dans l'appareil, ce qui nous donne l'occasion de faire brièvement la connaissance d'un jeune Français se rendant en Nouvelle-Zélande... pour y faire du ski !! Tout rentre finalement assez vite dans l'ordre. Même si les places de première classe nous ont bien fait baver, on est pas si mal logés : chacun dispose de son écran avec pas loin d'une vingtaine de chaînes dont une donnant les infos du vol (altitude, vitesse, température extérieure, cartes...), plusieurs stations de radio (vraiment pour tous les goûts !), une couverture tip-top, des chaussettes (si si si), une brosse à dents... Inutile de revenir sur les repas : cela allait en s'empirant !! Le vol passe très vite étant donné que l'on ne fait que dormir. Vitesse de croisière : 1000km/h à près de 10.000m d'altitude (-50°C dehors..) ; inutile de dire que les pays défilent à une vitesse impressionnante sur l'écran. A noter qu'on a eu le droit à notre petit apéro et à du vin pour notre premier repas (dernières gouttes nationales avant un moment..) ! Pas trop de perturbations durant le vol, mais les toilettes demeurent malgré tout un exercice de haut vol (c'est le cas de le dire !) et d'équilibriste.

Fly me to the Moon, the sky...
Par Mobilité 2006-2007
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Vendredi 14 juillet 2006
Premier aperçu de Singapour

Jeudi 14 juillet 2006

Dès l'amorce de notre descente, on devine ce qui nous attend en bas : déjà près de 20°C à plus de 1000m d'altitude et on commence à apercevoir la végétation luxuriante. On préfère laisser dans l'avion nos paquets de chewing-gums étant donner que l'importation en est interdite sur l'île. Le caractère autoritaire du régime en place et les nombreuses lois contraignantes nous font un peu appréhender la douane. Mais tout se passe très bien : aucune fouille (mes chewing-gums !!!!) et un contrôle très léger des papiers d'identité. Adrien passe sans même être interrogé ; quant à moi, on me demande seulement pourquoi et pour combien de temps je suis à Singapour. Les autochtones paraissent à première vue très aimables et très serviables, et cela se vérifiera à plusieurs reprises par la suite. L'aéroport de Changi résume à lui seul l'ambiance de la ville : clareté impressionnante, propreté irréprochable, modernité et prospérité évidentes, climatisation à outrance, le tout avec une musique d'ambiance très douce. Et efficacité ! Tout s'est passé comme sur des roulettes !! Le change des euros emportés nous donne l'impression d'êtres très riches étant donné qu'un euro vaut deux dollars singapouriens. Le passage dans le hall principal est pour nous l'occasion de ressentir l'humidité impressionnante (un adjectif qui reviendra très souvent pour caractériser Singapour !) qui règne dans l'air. Quant à sortir, étant donné qu'il fait presque froid dans tous les bâtiments, c'est une véritable claque à chaque fois tellement la différence de température est grande. Le ciel est très couvert, ce qui rend la chaleur (une bonne trentaine de degrés) beaucoup plus supportable qu'en France, beaucoup moins agressive du fait que le soleil ne tape pas énormément, et ce même si l'air est difficilement respirable du fait de cette lourdeur.

Silver cab, Singapore

Adrien a réservé avant notre départ deux nuits dans le Robertson Quay Hotel et le taxi est la meilleure option pour s'y rendre. D'ailleurs, des taxis, il y en a énormément. Et quand ce ne sont pas des taxis, ce sont de grosses berlines très propres et qui paraissent toutes très neuves. Pas étonnant : ormis le fait que les voitures coûtent très cher sur l'île, il faut payer une taxe de 30.000S$ (15.000€) pour pouvoir rouler ! Au final, très peu d'embouteillages et des axes routiers très silencieux (cela vient des voitures, mais aussi de la qualité des routes : c'est bien simple, la ville paraît avoir été construite il y a de ça 2 voire 3 ans maximum !!) ; rien à voir avec le grouillement que l'on peut voir en Chine ou au Japon par exemple. La quasi totalité des véhicules sont bien entendu asiatiques (on ne compte plus les Honda, les Toyota...). Quant aux taxis, ce sont des Toyota très "old fashion" qui ne payent pas de mine d'extérieur mais sont d'un confort remarquable, très spacieuses et bien sûr très climatisées ! Et seulement 24S$ pour gagner le centre-ville et l'hôtel, soit 6€ par personne. En plus d'être serviables, les Singapouriens semblent très précautionneux, comme peut en témoigner la taille du rétroviseur intérieur... Héritage britannique oblige, on roule à gauche !

                   Jungle urbaine, Singapore

Le chemin de l'hôtel suffit à lui seul pour nous dépayser : très larges avenues à l'américaine (on découvrira par la suite que trouver des passages pour traverser ces rues est un vrai jeu de pistes...), végétation absolument sidérante (des bonzaï géants, des palmiers en pagaille, une pelouse omniprésente et d'un vert à couper le souffle qui nous rappelle que nous avons de grandes chances de se prendre des trombes d'eau sur la tête à l'improviste...), tours gigantesques très "design" et toutes différentes les unes des autres... Autre particularité : le nombre impressionnant de grues qui cotoient ces tours (déjà entrevues pendant notre descente en avion) ; c'est bien simple : chaque carré de terrain vierge est soit à vendre, soit en construction, ce qui donne l'impression d'être dans une ville très dynamique, un pays en plein développement. D'ailleurs, Singapour donne l'image d'un pays plus développé encore que la France, plus moderne, beaucoup plus dynamique. Et cette volonté d'aller de l'avant, de croître et de prospérer se sent lorsque l'on flâne dans les rues. Mais Singapour reste cependant une ville conçue pour être agréable, avec beaucoup de parcs et de végétation ; et les locaux sont tout saufs stressés, c'est le moins que l'on puisse dire (et ce n'est pas pour nous déplaire !).

                   The Robertson Quay Hotel, Singapore

Notre arrivée à l'hôtel est la véritable première occasion de nous rendre compte de ce à quoi ressemble l'accent local... Absolument incompréhensible ! On se demande même par moments s'ils nous parlent vraiment en anglais... Et le comble dans tout ça c'est qu'ils ne nous comprennent pas non plus... Et nous reprennent dans notre prononciation. Prononcer avec un accent très frenchie n'est pas ici un handicap, bien au contraire ! Mais nous aurons le temps de travailler notre accent lorsque nous seroons sur le campus et que nous rencontrerons des étudiants étrangers. L'hôtel est très propre et très agréable ; la chambre beaucoup trop climatisée: on repasse à chaque fois derrière la femme de ménage pour la couper...

The Benamoubowl, Singapore

En ce jour de fête nationale, quelle surprise de regarder à notre arrivée dans la chambre le journal de 13h sur TV5, avec en prime le discours de notre cher Président qui nous manquait déjà !! Après cet instant patriotique, petite flânerie dans les rues de la ville et visite d'un premier centre commercial : plusieurs étages de boutiques encore ouvertes à plus de 22h et beaucoup d'endroits pour manger.  Apparemment, la nourriture prend une place importante dans la vie des Singapouriens et il est intéressant de voir qu'ici, la nourriture côtoie tout et n'importe quoi. Premier repas local donc, et premier combat avec les baguettes ! Le spectacle devait être de l'extérieur assez pitoyable puisque le serveur vint de lui même nous apporter des fourchettes ! Il faut dire aussi que je venais de me tâcher dès ma première tentative, fidèle à moi-même... Mais comme il faut bien qu'on se familiarise avec les baguettes, on s'est efforcés de ne pas nous servir de nos fourchettes. Ca ira mieux d'ici quelques semaines !! Le repas nous a coûté moins de 15€, mais nous allons très vite nous rendre compte que l'on peut manger aussi bien pour beaucoup moins d'argent.

Clarke Quay, Singapore

Ensuite, petite virée dans le quartier de notre hôtel qui se situe tout près d'un canal. On y découvre the soundbar avec ambiance lounge et cadre très très sympa. Un peu plus loin, l'ambiance est plus festive mais tout aussi agréable. Et alors là, découverte d'un truc absolument ahurissant : on connaissait déjà la passion des Singapouriens pour la climatisation (la clim est présente dans les voitures, dans absolument tous les bâtiments et même dans les ascenseurs !) mais là, ça dépasse tout entendement puisqu'ils climatisent également les rues !!! Oui oui oui... Entre deux bâtiments, une allée ; au-dessus de cette allée de grands chapiteaux de verre très moderne et de grandes bouches expulsant de l'air réfrigéré... Idem en terrasse : au-dessus de chaque table se trouve comme une petite cloche par où sort de l'air frais !



Le pays est fidèle à la culture asiatique : ferru d'électronique !! Ici, les (grands) gamins ne jouent pas avec des voitures télécommandées, mais avec des avions miniaturisés télécommandés couverts de diodes lumineuses, ce qui les rend visibles à plusieurs centaines de mètres à la ronde ; assez intrigant d'ailleurs... Autres partiularités : on croise énorément de personnes aux jambes très arquées et la population ne semble pas toute jeune ; beaucoup de personnes âgées travaillent (la retraite est à 65ans).

Crazyland & OVNI, Singapore
Par Mobilité 2006-2007
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Samedi 15 juillet 2006
          A la découverte de la ville... Avec les fenetres multicolores, le Ministere de la Communication et des Arts.

Samedi 15 juillet 2006

Réveil tardif - 11h30 - et traversée de China Town avec ses nombreux food courts. Notre hésitation devant les échopes est très vite abrégée par une Chinoise nous coupant la route pour nous proposer avec insistance une Tiger Beer... On accepte et nous voilà attablés a notre premier food court avec devant nous deux grandes bouteilles d'une bière très fade. Le repas est très bon marché et nous nous en tirons pour à peine trois dollars a tous les deux !


















Repas dans China Town devant la bière nationale qui fait la fierte de tout un pays, Singapore.

Après ce petit tour dans le quartier le plus asiatique de Singapour, retour a l'hotel où nous disposons enfin d une connexion internet. Quel soulagement !

Ensuite, nos pérégrinations urbaines nous conduisent vers le Plaza Singapura, gigantesque centre commercial au bout d'Orchard Road. Beaucoup de produits infornatiques, mais également une foule de petits restos... Pour nous ce sera un Burger King, histoire de retrouver pour un temps quelques reperes !

Retour blogueur à l'hotel puis promenade le long des quais de la Singapore River, promenade qui nous mène jusqu a un bar lounge très très sympa avec un éclairage des plus doux. Décidement, dommage que les boissons soient si chères ici, y compris les softs...

The Sound Bar, Singapore

Par Adrien, Alexandre
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Dimanche 16 juillet 2006
Quand on arrive en ville...

Dimanche 16 juillet 2006

Levé précoce (9h) pour prolonger notre réservation au Robertson Quay Hotel de deux nuits qui fût surtout l'occasion de remarquer l'influence anglaise à travers un breakfast très British : toasts, oeufs, omelettes, saucisses, haricots...

Robertson Quay Hotel, Singapore

Départ 15h pour le centre-ville, nous nous dirigeons enfin vers ces grandes tours qui paraissent toutes proches (qui paraissent seulement) afin d'abreuver notre soif panoramique. Nous traversons sur le chemin l'ancien quartier colonial avec ses nombreux shopping centres dont le fameux Marina Square où nous trouvons l'occasion de s'égarer dans une session d'achats (5 T-shirts, 35 euros chez Samuel & Kevin).























Sir Thomas Stamford Raffles qui a donné son nom à de nombreuses rues et hôtels a fait de cette île de pêcheurs un carrefour commercial incontournable, ce qui a permis la modernisation du pays. Il est pour cela considéré comme le fondateur de Singapour.



Le ciel est d'un bleu éclatant, et le soleil tape ; petit rafraichissement sur une grande esplanade longeant la baie, juste à côté du théâtre, bercés par le doux son d'une scène rock permanente.

Vue depuis le Marina Square, Singapore

Au second plan, le théâtre en forme de durian, fruit local interdit dans tous les lieux publics du fait de sa dangeurosité (aspect d'un oursin, mauvaise odeur) ; au pied du théâtre, l'esplanade ; au fond, le Central Business District avec les tours de nombreuses banques internationales. Après une très longue errance dans cette antre de la finance, nous trouvons enfin une tour qu'il est possible de visiter pour contempler la ville. Malheureusement, il est déjà 19h et le quartier est déserté, la tour est fermée. C'est une nouvelle occasion pour nous de remarquer la gentillesse des Singapouriens qui ont bien voulu nous renseigner (lorqu'on leur demande notre chemin, ils nous accompagnent ! ).

The Suntec Towers, Singapore

Notre état de fatigue avancée n'a pas été soulagée par la passion compulsive des Singapouriens pour les interminables - plusieurs kilomètres - galeries commerciales omniprésentes jusque dans les bouches de MRT (Mass Rapid Transit), autrement dit le métro.














Le Métro fait la fierté des Singapouriens, et à juste titre : propreté irréprochable, modernité frappante, sécurité renforcée, silence assourdissant, confort soporifique... Des écrans ornent chaque rame, tout comme les nombreuses publicités officielles faisant l'éloge de la réussite du pays (sang-froid de la Nation face au terrorisme, apologie du travail laborieux et d'un cosmopolitisme pacifique...). Mais il n'y a pas que les rames qui nous interpellent, toute l'infrastructure est pensée intelligemment : chemins pour non-voyants, toilettes à chaque station, cartes magnétiques, escalators décalés pour une plus grande fluidité ; et bien sûr le tout climatisé !
 

















Retour épuisés à l'hôtel, tout juste le temps de voir l'arrivée de notre grand-prix national de formule1 (et une jolie victoire de Michaël Schumacher...) puis dîner tardif californien à Clarke Quay chez Hooters (le premier d'Asie !), fast-food très "plastic"...


Clarke Quay, Singapore
Par Mobilité 2006-2007
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Lundi 17 juillet 2006
Orchard Road, Singapore

Lundi 17 juillet 2006

Hooters a laissé des séquelles, levé 15h par un coup de fil de la direction de l'hôtel pour nous envoyer une femme de ménage : la pauvre a dû hésiter longtemps avant d'oser nous tirer de notre lourd sommeil. Il n'en fallait pas plus pour nous propulser hors de l'établissement, direction Orchard Road, véritables Champs Elysées singapouriens, paradis commercial...

                                             Commerce de poximité à la Singapourienne, 
                                           pour les produits de première nécessité of course !

Petit déjeuner japonais à 17h, au menu : sushis et autres objets culinaires non identifiés pour nous, pauvres européens que nous sommes...

Notez les écrans omniprésents... même manger est une prouesse technologique ici !

Après ce petit égarement dans la gastronomie nippone ici très accessible, nous nous remettons en route pour continuer la traversée de cette interminable avenue à la recherche  de  tongues pour Alex qui n'arrive plus à soulever ses grosses Van's (ça devient alors urgent, il n'a plus de chaussettes ! ). Ici, une paire de tongues est un investissement de long terme avec la chaleur et l'humidité. On vous épargnera la photo des marques de bronzage des chaussette sur les chevilles...

Orchard Road, Singapore

Notre perséverance sera récompensée grâce à la rencontre d'un vendeur de chaussures douteusement barbichetté d'un mentibus recto-pilonidal qui faisait toute sa fierté juvénile. Les photos sont hélas censurées par le gouvernement, ici très autoritaire. Il nous a cependant accordé la publication d'une photo illustrant une technique traditionnelle du porté de parapluie  à la singapourienne, héritage séculaire de moines tamouls.

"Je n'ai peut être pas de pétrole, mais j'ai des idées ! "

Après ces aventures riches en émotions, direction Mcdo : Adrien est rassuré, le double cheese est arrivé jusqu'en Asie, et le tout à un prix dérisoire.
Après un bon Mcdo, la soirée ne pouvait s'achever sans un passage à notre attraction préférée : les avions miniatures de la Singapore River. Même décidément aujourd'hui, le spectacle était partout et de chaque instant : nous avons pu compatir durant de longues minutes avec les pilotes de ces infernales machines, l'un d'entre eux ayant malencontreusement fait échouer son aéronef au sommet d'un arbre. S'en est suivi de vaines tentatives de sauvetage à coups de chaussures volantes jusqu'à ce qu'un preux chevalier en parade nuptiale devant sa belle décida de se jeter à corps perdu dans l'ascension de l'arbre fourchu. Sous les acclamations d'un public très reconnaissant, le funambule parvint non sans quelques égratignures à délivrer le concentré de technologie de sa géôle arboricole.

Singapour, ou la lumière en harmonie... Vous reconnaîtrez au centre notre hôtel.

Après toutes ces émotions et ce spectacle, la douceur du soir nous a engagé sur de nombreuses conversations, diverses et variées. Bref, nous avons refait le monde, une fois de plus !

  Serge & Hippolyte

Sur-motivés par l'envie de vous faire partager tous ces bons moments, nous nous sommes lancés sans retenue dans une session "blogage" jusqu'au petit matin afin de mettre en ligne le récit de nos deux premiers jours.














Les coulisses d'un over-blogage...
Par Mobilité 2006-2007
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Mardi 18 juillet 2006
Little India, Singapore

Mardi 18 juillet 2006

Matinée intense, bouclage des valises dès l'aube, il faut dire qu'on s'est un peu éparpillés dans cet hôtel et ce quartier qu'on aime tant... On ne perd pas de temps, on saute dans un taxi, direction Little India et l'Halliwal Park Hotel. Assomés par la fatigue, nous nous lançons dans une sieste des plus nécessaires, d'autant plus quand on considère l'hôtel dans lequel nous avons atterris : chambre moisie dans ce qui s'avèrera être un lieu pour les couples de passage... on vous épargnera les bruits et les odeurs !

Ne vous fiez pas aux apparences...

Réveil capillairement éprouvant à 19h30, et on se lance dans l'exploration de cette face complètement inédite de Singapour. Ici, l'asepsie n'est plus la règle et l'ambiance est très épicée. Nous avons littéralement changé de pays en quelques minutes de taxi et la maxime singapourienne se confirme : "si tu veux connaître l'Inde, deux solutions : prend l'avion pour Bombay ou le métro pour la Little India".

Des Indiens à Singapour...

Notre compatriote Florence arrive vers 20h, nous nous disons que la découverte de l'île sous cet angle doit laisser une impression bien particulière ; nous sommes loin des grattes-ciel et de l'ambiance feutrée de la City.

Les bars lounge laissent place à des marchés nocturnes dans un quartier très exotique

Comme la journée ne fait que commencer pour nous, nous nous laissons tenter par une aventure divxienne d'un acabit certain : un film sur Hong Kong...

Demain, on quitte l'Inde pour le Moyen-Orient !
Par Adrien, Alexandre
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Mercredi 19 juillet 2006
Arab Street, Singapore

Mercredi 19 juillet 2006

Bonne nouvelle, le campus de Nanyang qui n'était sensé nous accueillir que le 23 nous donne la possibilité de prendre possession des chambres dès demain et par là même de déserter notre glauque hôtel. Notre audace est ainsi largement récompensée. Florence et Alexandre ont pu se rendre compte de l'immensité du complexe universitaire, et de la gentillesse des quelques personnes rencontrées. Soulagement : là bas, l'habitude de côtoyer des étudiants étrangers aide à la compréhension de la langue. En revanche, le campus est plus éloigné que ce que l'on imaginait du centre ville (une bonne heure en métro-bus, une demi-heure en taxi) .
Autre bonne nouvelle, nous découvrons les tarifs très avantageux des compagnies aériennes low-cost pour voyager dans les pays voisins.
Florence est ensuite partie chercher une autre de nos collègues iepiennes à Changi airport, Perrine.

Florence & Perrine

Après une session musicale à l'hôtel, arrivée de Florence et Perrine à qui nous avons livré nos premières impressions sur le pays.
Repas à Bugis (à deux pas de l'hôtel) : 18S$ (9€) pour 4 dans un food court bien sympathique.
Nous avons ensuite visité le quartier arabe avec ses innombrables souks, ce qui rend le quartier très singulier.

Un souk chinois, qui l'eut cru ?

L'ambiance suave est à la flannerie et à l'errance. Dans ce contexte, nous ne pouvions nous empêcher de terminer la soirée devant le spectacle de Clarke Quay, une fois de plus.

T'es sûr qu'il avait les trois télés ?
Par Adrien, Alexandre
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